Après deux mois dans la pollution de Katowice, il était temps de prendre un bon bol d'air pur. Et pour ça, rien de mieux que la montagne ! Alors ouvrez vos bronches, respirez profondément, on part pour Zakopane !
Dans les Tatras, on prend son temps...
Après une dure semaine de travail (voir plus bas), il était plus que temps de partir en week-end. Ainsi, Reine, Maylis, Greg, Guillaume et moi avons pris naïvement le bus pour Zakopane. La station n'est qu'à 225 kilomètres de Katowice, mais il faut quand même 5h40 de voyage ! Je vous épargne les calculs : le train fait du 39,7km/h...
La faute à des aller-retours incessants, changements de direction, arrêts prolongés,... Autant dire qu'on a apprécié de voir les pointes enneigées des montagnes, surplombant la ville nettement moins enneigée de Zakopane.
La ville justement, on ne l'a visitée que de nuit (en même temps, il n'y a qu'une rue à voir). Nettement moins de monde qu'il y a deux ans, et c'est pas dommage, ça m'a déçu en bien cette fois. Rien à dire sur la visite, par contre on a trouvé un petit bar typique avec de la musique traditionnelle polonaise, un petit orchestre avec des types habillés en costumes folklorique (j'aurai pas aimé porter des trucs comme ça). C'était bien sympa, et puis on était mieux dedans que dehors, même si c'était encore supportable.
Un petit chemin qui sent la noisette
Après cette soirée, et une nuit réparatrice, l'objectif était d'aller voir un petit lac à 10km de Zakopane. Pour ça, on prend un bus, et on arrive sur un grand parking. Mais point de lac. Forcément, il fallait encore marcher un peu... 9km de route... Donc pas du tout préparés, sans eau (ou presque), on a attaqué. Le concept de ce parc national (Parc national des Tatras), c'est que quand il n'y a pas de route, il y a des escaliers en pierre. A choisir, je sais pas ce qui était le mieux...
Mais bon. Après 2 heures (et 25 minutes d'avance, vive nous !), le lac et les plus hauts sommets polonais en arrière plan. Plutôt magique, mais ça aurait pu être mieux sans la neige et le vent (quoique les deux se sont levés ensuite). Le temps de manger un peu (soupe Zurek et Bigos, comme ça vous savez tout), et on repart pour faire le tour du lac. Là, point de route, un petit sentier en pierre... et en glace. Le temps de prendre des photos (qui arriveront prochainement), et on redescend, à temps pour reprendre le bus avant la nuit (à 15h30...).
Bilan de la journée : 5h30 de marche et autant de train... Mais les bronches bien dégagées, et des jolies photos dans la tête. Parce que je l'ai pas dit, mais c'est magnifique comme région. Et en rando, y a de quoi faire (même si ça monte "que" jusqu'au Grand Veymont).
Pour vous faire patienter, quelques photos tirées d'Internet...
Ca y est, ça bosse... ou pas
Contrairement à ce que font penser probablement ces voyages incessants, je travaille. J'ai même rarement autant travaillé que cette semaine. En fait, je crois que c'est la première semaine où je connecte mon cerveau tous les jours...
En même temps, la semaine a duré trois petits jours (de lundi à mercredi). Jeudi, le cours a été annulé faute de participants (2, les irréductibles de la chambre 416). Mais le prof est compréhensif : il sait qu'en Erasmus, ça voyage plus que ça bosse (tu crois ?). Ce qui ne m'a pas empêché de le croiser le lendemain au Kwadraty (la boîte du Dormitory...).
Et cette semaine-là part sur de bonnes bases : premier cours de la semaine : le prof ne vient pas... A suivre !
Brèves de comptoir
- Le concept en Pologne, c'est que pour rentrer dans les parcs nationaux, il faut payer. Payer pour faire de la rando, c'est un comble... J'espère que ça donnera pas des idées aux Vertacomicoriens tout ça...
- Prochaine sortie à Zakopane, c'est pour le ski en janvier...
- Je reste pas longtemps à Katowice : vendredi matin, départ pour l'Autriche et la Slovaquie. 20 Erasmus, 4 voitures. Un bon gros bordel en perspective...
- Les Tatras, ça vaut quand même pas le Vercors ou les Aravis...
- D'ailleurs, dans les magazines de la PKP (SNCF locale), un gros article sur la Savoie. Où l'on apprend que la fondue, c'est une "sauce au fromage" dans laquelle on trempe du pain...
Voilà. Sinon, contrairement à Annecy, ici il ne neige pas. En même temps, quand il fait 6-7°C, c'est rare...
A bientôt pour de nouvelles aventures !!
Vincent
lundi 30 novembre 2009
jeudi 26 novembre 2009
La vierge noire, elle est pas corrézienne...
Parce que si je l'avais pas faite, elle vous aurait manqué cette blague. Et pis en même temps, Czestochowa, c'est pas en Corrèze, donc c'est normal... Enfin bref, vous l'aurez compris, voilà quelques photos de Czesto, rien que pour vous !



JP2 vous salue bien !
Pis quand même, pour votre culture, j'ai piqué ça sur Internet. La fameuse Vierge Noire
Sinon, ça va bien. Je suis toujours dans mon petit café en face de la fac. Ma deuxième maison. Wifi, bon café accompagné de macarons, juste une rue à traverser pour aller à la fac, pas trop de monde : idéal pour travailler !
Et je suis plus malade, ce qui est un exploit si on considère que Greg a ramené la grippe de Prague. A moins que ce soit une bronchite...
Allez, prochaines nouvelles entre dimanche et lundi, après un week-end à...
Vincent
JP2 vous salue bien !
Pis quand même, pour votre culture, j'ai piqué ça sur Internet. La fameuse Vierge NoireSinon, ça va bien. Je suis toujours dans mon petit café en face de la fac. Ma deuxième maison. Wifi, bon café accompagné de macarons, juste une rue à traverser pour aller à la fac, pas trop de monde : idéal pour travailler !
Et je suis plus malade, ce qui est un exploit si on considère que Greg a ramené la grippe de Prague. A moins que ce soit une bronchite...
Allez, prochaines nouvelles entre dimanche et lundi, après un week-end à...
Vincent
lundi 23 novembre 2009
Echec et Balte
Une nouvelle fois, un titre qui restera dans les annales comme étant un des plus pourris jamais envisagés... Tout ça pour introduire les photos du week-end passé. Là encore, le choix a été difficile et il en reste un bon paquet sur mon PC

Baltie du Sud
Baltie centrale
L'art Nouveau à Riga, deuxième. J'aurais pu la tourner, mais en fait non.
La Statue de la Liberté. Pareil, la tourner eut été délicat...
Encore de l'Art Nouveau. Pour changer...
Vue depuis le clocher de la cathédrale
Baltie du Nord
Le Parlement estonien, ancien château-fort
La Vieille ville
Photo de groupe dans la taverne de Tallinn.
La mer Baltique...
L'ancienne mairie. Notez l'ombre dans les nuages...
Un petit coin de France
Baltie du Sud
Baltie centrale
dimanche 22 novembre 2009
La main en l'Eire
Promis, c'est la seule référence à la main de Thierry Henri. On va plutôt parler de la police polonaise, de Lourdes, des accréditations de fac et du tram. Quand au match, comme aucun bar ne l'a diffusé, je vous en parlerai pas. Non mais.
Coup de rouge en trop
Après la police lettonne, il était grand temps que je fasse la connaissance de la police polonaise. Et pour cela, nul besoin de scooter, un passage piéton suffit.
Pour rappel, le polonais, à l'instar du Suisse, est très respectueux du petit bonhomme rouge au passage piéton. Cela pour deux raisons. La première, c'est que le piéton est mal vu par les automobilistes. La seconde, c'est que l'amende est à 100 zl (25€, contre 5 en France).
Mais bref. Comme je suis pas polonais, le bonhomme rouge, il passe après le coup d'oeil à gauche, le coup d'oeil à droite et le deuxième coup d'oeil à gauche. Comme ce matin là, devant la fac...
Le seul truc que je n'avais pas anticipé, c'est les deux policiers qui attendaient en face que le bonhomme passe vert pour traverser. Et il a suffit d'un "Prosze pana" (s'il vous plaît monsieur) pour que tout bascule...
De façon logique, la maréchaussée attaque en polonais. Je rétorque que bof... "in english ?" "a little". "Auf Deutsch ?" "Nein, but in french..." "French... Ah ah ah ! No". Papiers d'identité, et ils m'expliquent moitié polonais, moitié anglais qu'on traverse pas au rouge, c'est pas bien. Je me retiens de répondre qu'en France on s'en fout, et argue juste que le temps de traverser, le bonhomme était vert. Ca sent l'amende, et pourtant... Un des deux gendarmes me lâche au milieu de la conversation un "Je ne parle pas français" qui n'avait rien à foutre là, mais je me suis empressé de le féliciter pour son accent. Ca m'a valu de pouvoir reprendre ma route, sans amende...
Moralité : maintenant, je regarde bien à gauche et à droite, mais aussi devant et derrière avant de traverser au rouge.
Tram-party : acte 2
L'attraction de la semaine, ça a été la tram-party, le soir du beaujolais nouveau (qui avait un goût de banane, vous avez pas trouvé ?), organisée par l'IESN (International Exchange Student Network, notre assoc d'accueil en quelque sorte), en exclusivité à Katowice. Je rappelle le principe : un tram loué pour la soirée, avec de la musique, de l'alcool (que chacun amène), et des étudiants. Et comme ça, on visite la ville au chaud.
Bon, visiter la ville, c'est pas le truc qu'on a fait le plus... Par contre, le beaujolais, on l'a bien testé...
Rencontre au sommet
Le lendemain de cette soirée tram, j'avais rendez-vous (avec d'autres étudiants) avec un envoyé du Parlement polonais, qui a recueilli nos impressions sur la vie étudiante à Katowice. Le but ? Renouveler ou non l'accréditation accordée à la fac. Bon, ça aurait pu être super intéressant si ça n'avait pas été exclusivement en polonais...
Mais depuis, je peux me la péter en disant que j'ai rencontré un type du Parlement polonais !!
"T'as vu la vierge ?" "Oui, oui"
La partie voyage, avec le déplacement le plus court de l'année. Une journée à Częstochowa (qui se prononce comme ça s'écrit, c'est-à-dire Tchinstorova...). La principale (et seule) attraction de la ville, c'est la vierge noire, au milieu d'une église qui ressemble plus à un château-fort. Mais bref. Du fait de cette vierge noire, c'est devenu un lieu de pèlerinage important, héritant (en France au moins) du surnom de Lourdes polonaise (sans mauvais jeu de mot envers les polonaises qui ont abusé du bigos...).
Comment raconter ? On est déjà parti à 13, dans un groupe portugo-slovéno-français, en train. La ville est composée d'une large avenue, qui relie la gare à l'église. Ca tombe bien, on ne voit qu'elle (l'église, pas la gare), au sommet d'une collinette, voire même d'un talus (en même temps, en Pologne, les montagnes il faut les créer soi-même...). Donc, on suit cette grande allée, on arrive devant l'église (en n'oubliant pas de saluer JP le second qui nous fait coucou du haut de sa gigantesque statue), on entre dans la cour devant l'église et on va voir la vierge noire. En fait, c'est une icône, pas une sculpture, dorée, sauf sur la tête de la vierge, qui est noire. Rien de très transcendant, mais les polonais y tiennent...
Le reste de l'église, c'est polonais. Doré, argenté, plutôt bien entretenu...
Après, on peut visiter autour, les anciens remparts. Des remparts, quoi.
Et monter au sommet du clocher pour constater que c'est désespérément plat, et qu'à part la grande allée et la grande église, Częstochowa ça a pas l'air chouette.
Et pour se remettre de tout l'exercice fourni, on a bu une bière. Comme d'hab'.
Brèves, écrites à la main
- Le match France-Irlande n'intéressait personne en Pologne quand on a voulu le voir. Par contre, après coup... "Pas de place pour Dieu" (en référence à la main de Dieu de Maradona), "Scandaleux",... Ca va que dans le même temps la Russie a perdu contre la Slovénie, ce qui a permis une certaine euphorie...
- Il a fait beau 3 jours de suite ! Ca change, après deux mois gris...
Voilà. Tout roule sinon !
A bientôt pour de nouvelles aventures !!
Vincent
Coup de rouge en trop
Après la police lettonne, il était grand temps que je fasse la connaissance de la police polonaise. Et pour cela, nul besoin de scooter, un passage piéton suffit.
Pour rappel, le polonais, à l'instar du Suisse, est très respectueux du petit bonhomme rouge au passage piéton. Cela pour deux raisons. La première, c'est que le piéton est mal vu par les automobilistes. La seconde, c'est que l'amende est à 100 zl (25€, contre 5 en France).
Mais bref. Comme je suis pas polonais, le bonhomme rouge, il passe après le coup d'oeil à gauche, le coup d'oeil à droite et le deuxième coup d'oeil à gauche. Comme ce matin là, devant la fac...
Le seul truc que je n'avais pas anticipé, c'est les deux policiers qui attendaient en face que le bonhomme passe vert pour traverser. Et il a suffit d'un "Prosze pana" (s'il vous plaît monsieur) pour que tout bascule...
De façon logique, la maréchaussée attaque en polonais. Je rétorque que bof... "in english ?" "a little". "Auf Deutsch ?" "Nein, but in french..." "French... Ah ah ah ! No". Papiers d'identité, et ils m'expliquent moitié polonais, moitié anglais qu'on traverse pas au rouge, c'est pas bien. Je me retiens de répondre qu'en France on s'en fout, et argue juste que le temps de traverser, le bonhomme était vert. Ca sent l'amende, et pourtant... Un des deux gendarmes me lâche au milieu de la conversation un "Je ne parle pas français" qui n'avait rien à foutre là, mais je me suis empressé de le féliciter pour son accent. Ca m'a valu de pouvoir reprendre ma route, sans amende...
Moralité : maintenant, je regarde bien à gauche et à droite, mais aussi devant et derrière avant de traverser au rouge.
Tram-party : acte 2
L'attraction de la semaine, ça a été la tram-party, le soir du beaujolais nouveau (qui avait un goût de banane, vous avez pas trouvé ?), organisée par l'IESN (International Exchange Student Network, notre assoc d'accueil en quelque sorte), en exclusivité à Katowice. Je rappelle le principe : un tram loué pour la soirée, avec de la musique, de l'alcool (que chacun amène), et des étudiants. Et comme ça, on visite la ville au chaud.
Bon, visiter la ville, c'est pas le truc qu'on a fait le plus... Par contre, le beaujolais, on l'a bien testé...
Rencontre au sommet
Le lendemain de cette soirée tram, j'avais rendez-vous (avec d'autres étudiants) avec un envoyé du Parlement polonais, qui a recueilli nos impressions sur la vie étudiante à Katowice. Le but ? Renouveler ou non l'accréditation accordée à la fac. Bon, ça aurait pu être super intéressant si ça n'avait pas été exclusivement en polonais...
Mais depuis, je peux me la péter en disant que j'ai rencontré un type du Parlement polonais !!
"T'as vu la vierge ?" "Oui, oui"
La partie voyage, avec le déplacement le plus court de l'année. Une journée à Częstochowa (qui se prononce comme ça s'écrit, c'est-à-dire Tchinstorova...). La principale (et seule) attraction de la ville, c'est la vierge noire, au milieu d'une église qui ressemble plus à un château-fort. Mais bref. Du fait de cette vierge noire, c'est devenu un lieu de pèlerinage important, héritant (en France au moins) du surnom de Lourdes polonaise (sans mauvais jeu de mot envers les polonaises qui ont abusé du bigos...).
Comment raconter ? On est déjà parti à 13, dans un groupe portugo-slovéno-français, en train. La ville est composée d'une large avenue, qui relie la gare à l'église. Ca tombe bien, on ne voit qu'elle (l'église, pas la gare), au sommet d'une collinette, voire même d'un talus (en même temps, en Pologne, les montagnes il faut les créer soi-même...). Donc, on suit cette grande allée, on arrive devant l'église (en n'oubliant pas de saluer JP le second qui nous fait coucou du haut de sa gigantesque statue), on entre dans la cour devant l'église et on va voir la vierge noire. En fait, c'est une icône, pas une sculpture, dorée, sauf sur la tête de la vierge, qui est noire. Rien de très transcendant, mais les polonais y tiennent...
Le reste de l'église, c'est polonais. Doré, argenté, plutôt bien entretenu...
Après, on peut visiter autour, les anciens remparts. Des remparts, quoi.
Et monter au sommet du clocher pour constater que c'est désespérément plat, et qu'à part la grande allée et la grande église, Częstochowa ça a pas l'air chouette.
Et pour se remettre de tout l'exercice fourni, on a bu une bière. Comme d'hab'.
Brèves, écrites à la main
- Le match France-Irlande n'intéressait personne en Pologne quand on a voulu le voir. Par contre, après coup... "Pas de place pour Dieu" (en référence à la main de Dieu de Maradona), "Scandaleux",... Ca va que dans le même temps la Russie a perdu contre la Slovénie, ce qui a permis une certaine euphorie...
- Il a fait beau 3 jours de suite ! Ca change, après deux mois gris...
Voilà. Tout roule sinon !
A bientôt pour de nouvelles aventures !!
Vincent
lundi 16 novembre 2009
Balte au centre
Du fait de l'indépendance de la Pologne (le 11 novembre), et d'un viaduc pris librement, ce week-end nous emmène dans les capitales baltes. Départ à 4 (Ben, Julien, Loïc et moi), dans une voiture (qui sera la seule à ne pas revenir indemne) jusqu'à Tallinn. Près de 3 000 kilomètres ! Mais ça les valait, comme on dit à Verbier.
Vilnius de Milo
La première étape de ce voyage nous a donc emmenés à Vilnius, capitale lituanienne. Arrivée dans la cité à 1 heure du matin, idéal pour attaquer directement par une boîte ! Boîte de nuit remplie d'Erasmus (comme par hasard), qui élisaient Miss et Mister Erasmus Vilnius. Sans surprise, la gagnante était polonaise (hé hé), même si les lituaniennes auraient mérité un lot de consolation. Mais bref.
La ville en elle-même est toujours aussi belle, avec ses grandes places dégagées, ses monuments (bien) restaurés, ses églises de toutes confessions (en une rue, on trouve une église catholique, une église protestante, un couvent, une église orthodoxe et une synagogue) toutes plus flamboyantes les unes que les autres,...
Et toujours cette atmosphère tranquille et paisible, comme si rien ne pouvait arriver. D'ailleurs, en comparaison de la Lettonie et de l'Estonie, il n'est rien arrivé de très palpitant... A part sur les 15 premiers kilomètres lituaniens...
Mise en situation. 22h (et quelques), nuit et brouillard (ne voyez pas ici un jeu de mot de très mauvais goût...). Passage l'ancienne frontière de l'URSS. Grise, pas éclairée. Glauque. Forcément, une voiture immatriculée 79, ça interpelle le douanier qui nous arrête (enfin, déjà, faut comprendre qu'il veut qu'on s'arrête, vu qu'on ne le voit qu'au dernier moment à cause de la nuit). Contrôle des papiers, et feu vert.
15 kilomètres plus loin, sur l'autre voie, un camion a la bonne idée de doubler un autre camion (je rappelle la nuit et le brouillard). Enfin, c'est pas comme si on arrivait en face... Gros coup de flip, mais c'est passé...
"Les lettons ont six doigts de pied"
Après deux nuits à Vilnius, départ pour Riga, 3 heures plus au Nord. Découverte donc tout d'abord de la ville dans la nuit, et passage le lendemain pour prendre les photos et voir à quoi ça ressemble de jour. Toujours les façades Art Nouveau, avec une vieille ville moins importante et moins charmante que Tallinn (mais on y reviendra). Si la ville n'est pas forcément la plus intéressante, on a quand même réussi à se faufiler au sommet du clocher de la cathédrale avec un groupe de polonais, et on a dû conclure que d'en haut, ça avait de la gueule.
Par contre, les lettons, c'est quelque chose. C'est pas pour rien que les estoniens disent d'eux qu'ils ont six orteils... On s'est déjà fait insulté gratuitement (en letton of course) devant l'ancienne mairie par une nana qui disait être à cinquante kilomètres de chez elle et cherchait un peu d'argent pour rentrer (mouais). Et puis, on a rencontré le phénomène dans la campagne, en direction de Tallinn.
Là encore, mise en situation. Début d'après-midi, nuageux, dans un bled paumé de Lettonie, à moins d'un kilomètre de la Baltique. On revenait de la plage (oui, on a vu la mer !), tourné à gauche dans le village (c'est important) et entendu un gros BOUM sur la carrosserie. Interloquements et inquiétudes dans la voiture. Benjamin regarde dans son rétro et voit un scooter au milieu de la route, de travers, avec deux personnes à moitié dessus et dessous. Oui, il nous est bien rentré dedans, faisant fi du feu rouge...
Bon, on s'arrête, entre temps des témoins les relèvent (le type a perdu une dent et a un doigt cassé), une nana vient me parler en letton et devant ma mine interloquée (encore), passe à l'anglais (mieux). Elle a tout vu, c'est pas notre faute (perso je sais toujours pas d'où venait le scooter), et est prête à témoigner. La police arrive, fait l'état des lieux, pas beau à voir. Le conducteur roulait sur le scooter d'un pote, sans casque, sans permis, sans assurance et l'haleine aussi chargée d'alcool qu'un habitué du café des Sports de Lubezac-les-Alouettes. Bien sûr, les policiers ne parlent pas anglais (trop facile). Le Samu arrive, soigne l'édenté, contrôle notre pouls et notre tension (succinct l'examen...), et on se retrouve dans le commissariat qui ressemble à tout sauf à l'idée que j'avais d'un commissariat letton tellement il est propre et neuf. Le temps de déposer, de pester que le coffre est défoncé, et on reprend la route vers Tallinn, un peu en tremblant...
Tallinn la médiévale
Autant dire qu'après le repos forcé qu'on a eu en Lettonie, on n'a pas lésiné sur l'alcool le soir. On devait retrouver un pote de Benjamin, un estonien, qui travaille dans une taverne authentiquement moyenâgeuse. Eclairée à la bougie, c'est le plus gros bâtiment de la ville, avec des serveurs en costume d'époque et un pot de chambre en guise de toilettes. La bière à la cannelle est servie dans des pichets, et la Vodka au poivre est une spécialité locale. Forte, mais bonne.
Mais bref, on n'est pas monté à Tallinn que pour boire un coup.
La vieille ville est restée très médiévale. Ca fait penser à Yvoire (surtout le côté touristique), mais en plus grand, et le lac est salé. Il existe une partie haute, avec la cathédrale et l'ancien château (maintenant Parlement estonien), et une partie basse, avec l'ancienne mairie, des petites ruelles de partout et un cachet terrible.
Tallinn est aussi une des dernières villes européennes à avoir encore la muraille d'enceinte d'origine, dont une partie est souterraine (pour tirer sans être vus). Actuellement, c'est juste un chantier, que l'Etat souhaite restaurer, mais ces souterrains ont servis à toutes les époques, sous tous les envahisseurs (principalement germains et russes).
Bref, une fort belle ville, avec pas mal de charme, et une jolie vue sur la mer.
Brèves de voyage
- Le seul jour où il a fait beau ? Celui du retour...
- On devient des pros des taux de change ! Après les couronnes tchèques, bienvenue au Litas, Lietuvas et à la couronne estonienne !
- Une petite anecdote historique pas si anodine sur les pays baltes : "La voie Balte". Le 23 août 1989, pour protester contre le pacte germano-soviétique, signé 50 ans auparavant) et réclamer l'indépendance à l'URSS, les peuples des trois pays forment une gigantesque chaîne humaine, allant de Tallinn à Vilnius (650 km !) et réunissant plus de 2 millions de personnes. 2 ans après, les trois Républiques sont reconnues comme indépendantes.
On a rencontré une lettonne (francophone) qui y a participé, et on sentait que c'était un geste terriblement fort pour toute la population cette chaîne humaine... Ca n'a pas beaucoup de rapport avec le reste, mais comme je ne connaissais pas et que je trouvais ça beau comme geste, je voulais juste vous le faire partager.

- Le retour s'est bien passé. On a évité tous les scooters, et on est rentrés après 17h de routes à 4 heures du matin. Frais comme des gardons (ou pas).
Brèves toutes courtes
- Le secrétariat des Erasmus de Katowice a oublié de noter un cours sur mon emploi du temps (et celui des autres Erasmus qui font "Economics Analysis"). Maintenant, je comprend mieux pourquoi j'étais largué dans ce cours et que je ne trouvait pas de lien entre les leçons...
- Il y a eu du soleil aujourd'hui à Katowice.
- Je suis plus malade.
Voilà. Les photos de Baltie Nord, centre et Sud arriveront prochainement, le temps que je les récupère.
Bisous à tous !
Vincent
Vilnius de Milo
La première étape de ce voyage nous a donc emmenés à Vilnius, capitale lituanienne. Arrivée dans la cité à 1 heure du matin, idéal pour attaquer directement par une boîte ! Boîte de nuit remplie d'Erasmus (comme par hasard), qui élisaient Miss et Mister Erasmus Vilnius. Sans surprise, la gagnante était polonaise (hé hé), même si les lituaniennes auraient mérité un lot de consolation. Mais bref.
La ville en elle-même est toujours aussi belle, avec ses grandes places dégagées, ses monuments (bien) restaurés, ses églises de toutes confessions (en une rue, on trouve une église catholique, une église protestante, un couvent, une église orthodoxe et une synagogue) toutes plus flamboyantes les unes que les autres,...
Et toujours cette atmosphère tranquille et paisible, comme si rien ne pouvait arriver. D'ailleurs, en comparaison de la Lettonie et de l'Estonie, il n'est rien arrivé de très palpitant... A part sur les 15 premiers kilomètres lituaniens...
Mise en situation. 22h (et quelques), nuit et brouillard (ne voyez pas ici un jeu de mot de très mauvais goût...). Passage l'ancienne frontière de l'URSS. Grise, pas éclairée. Glauque. Forcément, une voiture immatriculée 79, ça interpelle le douanier qui nous arrête (enfin, déjà, faut comprendre qu'il veut qu'on s'arrête, vu qu'on ne le voit qu'au dernier moment à cause de la nuit). Contrôle des papiers, et feu vert.
15 kilomètres plus loin, sur l'autre voie, un camion a la bonne idée de doubler un autre camion (je rappelle la nuit et le brouillard). Enfin, c'est pas comme si on arrivait en face... Gros coup de flip, mais c'est passé...
"Les lettons ont six doigts de pied"
Après deux nuits à Vilnius, départ pour Riga, 3 heures plus au Nord. Découverte donc tout d'abord de la ville dans la nuit, et passage le lendemain pour prendre les photos et voir à quoi ça ressemble de jour. Toujours les façades Art Nouveau, avec une vieille ville moins importante et moins charmante que Tallinn (mais on y reviendra). Si la ville n'est pas forcément la plus intéressante, on a quand même réussi à se faufiler au sommet du clocher de la cathédrale avec un groupe de polonais, et on a dû conclure que d'en haut, ça avait de la gueule.
Par contre, les lettons, c'est quelque chose. C'est pas pour rien que les estoniens disent d'eux qu'ils ont six orteils... On s'est déjà fait insulté gratuitement (en letton of course) devant l'ancienne mairie par une nana qui disait être à cinquante kilomètres de chez elle et cherchait un peu d'argent pour rentrer (mouais). Et puis, on a rencontré le phénomène dans la campagne, en direction de Tallinn.
Là encore, mise en situation. Début d'après-midi, nuageux, dans un bled paumé de Lettonie, à moins d'un kilomètre de la Baltique. On revenait de la plage (oui, on a vu la mer !), tourné à gauche dans le village (c'est important) et entendu un gros BOUM sur la carrosserie. Interloquements et inquiétudes dans la voiture. Benjamin regarde dans son rétro et voit un scooter au milieu de la route, de travers, avec deux personnes à moitié dessus et dessous. Oui, il nous est bien rentré dedans, faisant fi du feu rouge...
Bon, on s'arrête, entre temps des témoins les relèvent (le type a perdu une dent et a un doigt cassé), une nana vient me parler en letton et devant ma mine interloquée (encore), passe à l'anglais (mieux). Elle a tout vu, c'est pas notre faute (perso je sais toujours pas d'où venait le scooter), et est prête à témoigner. La police arrive, fait l'état des lieux, pas beau à voir. Le conducteur roulait sur le scooter d'un pote, sans casque, sans permis, sans assurance et l'haleine aussi chargée d'alcool qu'un habitué du café des Sports de Lubezac-les-Alouettes. Bien sûr, les policiers ne parlent pas anglais (trop facile). Le Samu arrive, soigne l'édenté, contrôle notre pouls et notre tension (succinct l'examen...), et on se retrouve dans le commissariat qui ressemble à tout sauf à l'idée que j'avais d'un commissariat letton tellement il est propre et neuf. Le temps de déposer, de pester que le coffre est défoncé, et on reprend la route vers Tallinn, un peu en tremblant...
Tallinn la médiévale
Autant dire qu'après le repos forcé qu'on a eu en Lettonie, on n'a pas lésiné sur l'alcool le soir. On devait retrouver un pote de Benjamin, un estonien, qui travaille dans une taverne authentiquement moyenâgeuse. Eclairée à la bougie, c'est le plus gros bâtiment de la ville, avec des serveurs en costume d'époque et un pot de chambre en guise de toilettes. La bière à la cannelle est servie dans des pichets, et la Vodka au poivre est une spécialité locale. Forte, mais bonne.
Mais bref, on n'est pas monté à Tallinn que pour boire un coup.
La vieille ville est restée très médiévale. Ca fait penser à Yvoire (surtout le côté touristique), mais en plus grand, et le lac est salé. Il existe une partie haute, avec la cathédrale et l'ancien château (maintenant Parlement estonien), et une partie basse, avec l'ancienne mairie, des petites ruelles de partout et un cachet terrible.
Tallinn est aussi une des dernières villes européennes à avoir encore la muraille d'enceinte d'origine, dont une partie est souterraine (pour tirer sans être vus). Actuellement, c'est juste un chantier, que l'Etat souhaite restaurer, mais ces souterrains ont servis à toutes les époques, sous tous les envahisseurs (principalement germains et russes).
Bref, une fort belle ville, avec pas mal de charme, et une jolie vue sur la mer.
Brèves de voyage
- Le seul jour où il a fait beau ? Celui du retour...
- On devient des pros des taux de change ! Après les couronnes tchèques, bienvenue au Litas, Lietuvas et à la couronne estonienne !
- Une petite anecdote historique pas si anodine sur les pays baltes : "La voie Balte". Le 23 août 1989, pour protester contre le pacte germano-soviétique, signé 50 ans auparavant) et réclamer l'indépendance à l'URSS, les peuples des trois pays forment une gigantesque chaîne humaine, allant de Tallinn à Vilnius (650 km !) et réunissant plus de 2 millions de personnes. 2 ans après, les trois Républiques sont reconnues comme indépendantes.
On a rencontré une lettonne (francophone) qui y a participé, et on sentait que c'était un geste terriblement fort pour toute la population cette chaîne humaine... Ca n'a pas beaucoup de rapport avec le reste, mais comme je ne connaissais pas et que je trouvais ça beau comme geste, je voulais juste vous le faire partager.

- Le retour s'est bien passé. On a évité tous les scooters, et on est rentrés après 17h de routes à 4 heures du matin. Frais comme des gardons (ou pas).
Brèves toutes courtes
- Le secrétariat des Erasmus de Katowice a oublié de noter un cours sur mon emploi du temps (et celui des autres Erasmus qui font "Economics Analysis"). Maintenant, je comprend mieux pourquoi j'étais largué dans ce cours et que je ne trouvait pas de lien entre les leçons...
- Il y a eu du soleil aujourd'hui à Katowice.
- Je suis plus malade.
Voilà. Les photos de Baltie Nord, centre et Sud arriveront prochainement, le temps que je les récupère.
Bisous à tous !
Vincent
lundi 9 novembre 2009
Kiev qu'on est bien avec la grippe !
Bon, alors tout de suite, pour vous rassurer, je n'ai pas la grippe. Ca n'empêche pas que je sois malade, au point de baptiser mon croque-monsieur lors d'une cérémonie officielle ou d'aller au zoo après la fermeture.
Et puis, vous en saurez un peu plus sur la fac. Quand même...
Voyage, Voyage
Donc tout d'abord, un point sur les voyages en cours et prévus. Le projet d'aller dans le Nord (Pas Lille, encore au-dessus), dans les capitales baltes tient toujours. Départ demain matin (dès que je suis en week-end, c'est-à-dire à 10h30), en voiture, et promis, on sera prudents. Et promis, j'envoie un texto quand je suis arrivé...
Le deuxième voyage qui était planifié, pour Janvier, c'est Kiev (Ukraine), à cause de bonnes connexions en avion. Bon, comment dire... à moins qu'on choppe tous la grippe avant, ce qui nous immuniserait, au vu des dernières nouvelles on annule.
L'air de Pologne, c'est pas si sain, si ?
Ce week-end, c'était donc un week-end tranquille. Enfin, par tranquille, j'entends à Katowice et pas en vadrouille à droite ou à gauche... Parce que sinon, dans l'esprit ça a été soirée sur soirée... En particulier jeudi soir, on a baptisé nos toasters. A l'ancienne, c'est-à-dire tenue de soirée, cérémonie officielle dans la salle TV, pièce montée (qui s'est démontée d'elle-même avant le début) en croque-monsieurs, parrains, marraines... A la remarque qui vous traverse la tête, je répondrai juste "oui, je sais, on est cons. Mais c'est pas notre faute, c'est Tchernobyl qui n'est pas loin". A la question pourquoi, je répondrai pourquoi pas...
Le lendemain, on est partis à la recherche de Croqui (le toaster de la 414 - Guillaume et Ben), perdu en boîte la veille (ben oui, le jour de leur baptême, on allait pas le coucher à 21h...). Imaginez une seconde la tête de la nana du vestiaire du Kwadraty (la boîte qui est dans les caves du dormitory) quand on lui a demandé si "elle avait pas trouvé un toaster"... Enfin, plus de peur que de mal. Il a été retrouvé (au Kwadraty) et on n'a pas eu besoin de l'alerte enlèvement...
Sinon, on est allé au zoo de Katowice. Comme c'est l'hiver bientôt, tous les animaux sont rentrés, et les bâtiments où ils sont ferment à 15h45. La prochaine fois, pour en profiter du zoo, on ira donc en été, et surtout avant 16h00...
Parce que des fois, j'y suis...
...Je vais vous parler de la fac. Comment dire ? Physiquement déjà, c'est 4 bâtiments principaux (qui font bien une huitaine d'IMUS chacun), avec quelques annexes autour (l'administration, la cantine, le gymnase, la piscine...).
Parce que la spécificité de cette fac, c'est qu'on y fait tout. On y mange (du chou, des patates et du poulet), on y fait du sport, et on y étudie (de temps en temps). Ah ! Et y a aussi un bar dans les locaux (normal, c'est la Pologne).
D'extérieur, elle est plutôt ancienne (genre pré-communisme gothique), et mériterait un sacré ravalement de façades... A l'intérieur par contre, c'est classe, propre, avec ouverture des portes de classes électroniques et vestiaire (ben ouais, comme une boîte de nuit). On peut rigoler de ce vestiaire, mais c'est pratique quand il pleut... On se sent moins mouillé. J'attends quand même la neige pour savoir si les polonais donnent aussi les boots et mettent des chaussons dans la fac...
Voilà. Rien d'autre à dire sur la fac. J'y suis pas assez souvent pour pouvoir en dire plus. Mais promis, un jour, j'enquêterai...
Courtes brèves
- Aller à la fac en ce moment, c'est un calvaire ! Le tram est en travaux depuis notre arrivée (ils refont les voies), mais maintenant, ils réparent aussi la route que prend le bus (une belle 3 voies qui roulait bien se transforme aux heures de pointe en station de ski pendant la semaine des parisiens). Mais deux bonnes raisons de se réjouir : un polonais travaille vite (mais pas forcément bien), donc on peut espérer la fin des travaux avant de partir ; on peut aussi prendre le train pour aller au centre...
- Je suis en train de tester tous les vieux remèdes de grand-mère contre la "grippe" qui me touche (vitamine C, sirop, mais aussi soupe et gousse d'ail). Pour l'instant, peu d'effet (sauf sur la fièvre, qui est tombée). Finalement, je serais peut-être immunisé pour aller à Kiev...
- J'ai réussi mon premier exam ! En même temps... droit à tous les documents possibles, un oral bâclé (conseil d'un polonais avant l'oral : "Prends ton pire accent français quand tu parles en anglais, elle va te laisser tranquille". Ca a marché...).
Voilà. C'est qu'une partie de ce qui s'est passé cette semaine. Mais y aurait trop long. Un livre ne suffirait pas.
Bisous à tous !
Et puis, vous en saurez un peu plus sur la fac. Quand même...
Voyage, Voyage
Donc tout d'abord, un point sur les voyages en cours et prévus. Le projet d'aller dans le Nord (Pas Lille, encore au-dessus), dans les capitales baltes tient toujours. Départ demain matin (dès que je suis en week-end, c'est-à-dire à 10h30), en voiture, et promis, on sera prudents. Et promis, j'envoie un texto quand je suis arrivé...
Le deuxième voyage qui était planifié, pour Janvier, c'est Kiev (Ukraine), à cause de bonnes connexions en avion. Bon, comment dire... à moins qu'on choppe tous la grippe avant, ce qui nous immuniserait, au vu des dernières nouvelles on annule.
L'air de Pologne, c'est pas si sain, si ?
Ce week-end, c'était donc un week-end tranquille. Enfin, par tranquille, j'entends à Katowice et pas en vadrouille à droite ou à gauche... Parce que sinon, dans l'esprit ça a été soirée sur soirée... En particulier jeudi soir, on a baptisé nos toasters. A l'ancienne, c'est-à-dire tenue de soirée, cérémonie officielle dans la salle TV, pièce montée (qui s'est démontée d'elle-même avant le début) en croque-monsieurs, parrains, marraines... A la remarque qui vous traverse la tête, je répondrai juste "oui, je sais, on est cons. Mais c'est pas notre faute, c'est Tchernobyl qui n'est pas loin". A la question pourquoi, je répondrai pourquoi pas...
Le lendemain, on est partis à la recherche de Croqui (le toaster de la 414 - Guillaume et Ben), perdu en boîte la veille (ben oui, le jour de leur baptême, on allait pas le coucher à 21h...). Imaginez une seconde la tête de la nana du vestiaire du Kwadraty (la boîte qui est dans les caves du dormitory) quand on lui a demandé si "elle avait pas trouvé un toaster"... Enfin, plus de peur que de mal. Il a été retrouvé (au Kwadraty) et on n'a pas eu besoin de l'alerte enlèvement...
Sinon, on est allé au zoo de Katowice. Comme c'est l'hiver bientôt, tous les animaux sont rentrés, et les bâtiments où ils sont ferment à 15h45. La prochaine fois, pour en profiter du zoo, on ira donc en été, et surtout avant 16h00...
Parce que des fois, j'y suis...
...Je vais vous parler de la fac. Comment dire ? Physiquement déjà, c'est 4 bâtiments principaux (qui font bien une huitaine d'IMUS chacun), avec quelques annexes autour (l'administration, la cantine, le gymnase, la piscine...).
Parce que la spécificité de cette fac, c'est qu'on y fait tout. On y mange (du chou, des patates et du poulet), on y fait du sport, et on y étudie (de temps en temps). Ah ! Et y a aussi un bar dans les locaux (normal, c'est la Pologne).
D'extérieur, elle est plutôt ancienne (genre pré-communisme gothique), et mériterait un sacré ravalement de façades... A l'intérieur par contre, c'est classe, propre, avec ouverture des portes de classes électroniques et vestiaire (ben ouais, comme une boîte de nuit). On peut rigoler de ce vestiaire, mais c'est pratique quand il pleut... On se sent moins mouillé. J'attends quand même la neige pour savoir si les polonais donnent aussi les boots et mettent des chaussons dans la fac...
Voilà. Rien d'autre à dire sur la fac. J'y suis pas assez souvent pour pouvoir en dire plus. Mais promis, un jour, j'enquêterai...
Courtes brèves
- Aller à la fac en ce moment, c'est un calvaire ! Le tram est en travaux depuis notre arrivée (ils refont les voies), mais maintenant, ils réparent aussi la route que prend le bus (une belle 3 voies qui roulait bien se transforme aux heures de pointe en station de ski pendant la semaine des parisiens). Mais deux bonnes raisons de se réjouir : un polonais travaille vite (mais pas forcément bien), donc on peut espérer la fin des travaux avant de partir ; on peut aussi prendre le train pour aller au centre...
- Je suis en train de tester tous les vieux remèdes de grand-mère contre la "grippe" qui me touche (vitamine C, sirop, mais aussi soupe et gousse d'ail). Pour l'instant, peu d'effet (sauf sur la fièvre, qui est tombée). Finalement, je serais peut-être immunisé pour aller à Kiev...
- J'ai réussi mon premier exam ! En même temps... droit à tous les documents possibles, un oral bâclé (conseil d'un polonais avant l'oral : "Prends ton pire accent français quand tu parles en anglais, elle va te laisser tranquille". Ca a marché...).
Voilà. C'est qu'une partie de ce qui s'est passé cette semaine. Mais y aurait trop long. Un livre ne suffirait pas.
Bisous à tous !
samedi 7 novembre 2009
Ca Prague pour moi !!
Vous les attendiez, les voici. Après une sélection acharnée parmi plus de 1100 photos (on est quand même resté trois jours), voici quelques photos de Prague. La ville, les soirées, les délires, tout n'y est pas. Le reste ? En février...

Nous 10 dans un pub (normal). William, Moi, Bartek, Diogo, Andre, Suzana, Maylis, Guillaume, Sandra et Klaudia


Le Pont Charles
Dans les bouchons à l'aller, avec nos deux voitures. Je précise qu'il n'y a qu'une voie en théorie...

La boîte de 5 étages, de l'intérieur

Voilà pour l'aperçu. Des nouvelles plus complètes en début de semaine prochaine (avant mardi, jour de grand départ pour les pays baltes...). Je peux juste vous dire que week-end à Katowice ne rime pas forcément avec repos... Loin de là !
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