"La Mazurie, c'est joli mais c'est mort"*
C'est donc courageusement que j'ai pris mon sac à dos, jeudi soir, pour une longue nuit dans le train, qui m'a conduite à Rodowo, camp de base des volontaires (enfin, après avoir loupé une correspondance). Là-bas, j'ai retrouvé un ancien volontaire court-terme, qui a accepté de me cacher des yeux d'Adam et Inga (les directeurs du camp), condition sine qua none (!) pour manger et dormir à l'oeil...
De là, j'ai fait un petit passage à Mikolajki, mais sans m'arrêter à Zelwagi (par manque de temps, et parce que je ne savais pas si Daria et Radek étaient là-bas). Le reste, ça a été soirées, glandouille, ressourcement...
Que dire de la Mazurie, à part que rien n'a changé ? Toujours les mêmes groupes d'allemands qui s'empressent de regagner le bus après avoir appris pourquoi il y a une statue de saumon au milieu de Mikolajki. Toujours les mêmes têtes aperçues dans le bus. Toujours le même hôtel Golebieski qui surplombe le lac de Mikolajki. Toujours le même coucher de soleil sur le lac de Kosewo, qui fait passer une soirée romantique à regarder les montagnes rosir pour une balade dans la zone industrielle de Sartrouville un dimanche d'hiver pluvieux. Toujours le même Rodowo, avec les mêmes têtes, la même nourriture. Toujours le pape qui surveille Mragowo.
Et pourtant, par-ci, par-là, des changements. Pas grand-chose, mais quand même. Une nouvelle gare routière à Mragowo (à cause de laquelle j'ai failli louper l'arrêt et me retrouver en Lituanie).
Par contre, la route Olsztyn-Mragowo, qui est en travaux depuis au moins le début de mon SVE, n'est pas finie. Mais les tronçons faits sont jolis...
Retour à Katowice
Le retour s'est donc fait hier, par le même chemin. Ne voulant pas rentrer à 4h du matin, j'ai pris un train de jour, en faisant sauter mon premier cours de l'année (aussi, quelle idée de mettre un cours à 8h le lundi). Bien m'en a pris : le prof n'est pas venu...
Rien de bien excitant, mis à part que j'ai pu assister à un débat très complet sur la politique polonaise dans mon compartiment, entre 4 personnes qui ne se connaissaient pas du tout avant. Cette sociabilité à l'extrême, c'est ça la Pologne !
Bref. Ici, rien de bien nouveau. Ma prof de finance Internationale est tombée malade et a annulé le cours (ça tombe bien, j'avais "oublié" de faire les devoirs), ce qui fait que j'ai passé ma journée en ville pour un cours à 8h, et un autre à 15h (qui n'a duré que 5 minutes). Donc, on a inventé un nouveau concept : le before work. A l'opposé de l'after work, qui consiste à boire un coup au pub après le boulot, on a bu une bière (j'aurais bien dit petite, mais les bières polonaises sont tout sauf petites) avant le cours. C'est sympa, faudra le démocratiser...
Les brèves
- Demain il neige. Déjà...
- En Mazurie, il fait plus froid qu'en Silésie. Et c'est encore plus vrai pour l'humidité.
- Ma carte étudiant ressemble à celle d'un agent du FBI.
- Je me souvenais plus comment on disait Strepsils en polonais. Alors quand, après avoir mimé que j'avais mal à la gorge, la pharmacienne m'a montré une boîte avec marqué "Strepsils" dessus, je me suis senti con...
*Jean de la Fontaine lors d'un voyage à Mikolajki pendant la préparation de "L'ours et le saumon", que je vous raconterai un jour
2 commentaires:
On a eu des infos en France sur la météo en Pologne ces jours (dans "Et pourtant elle tourne" sur Inter) La baie de Sopot a été endommagée par la tempête !
Comme j'ai déjà oublié mon mot de passe, j'essaie en "anonyme" ! Devine ! (bon c'est vrai qu'avec France Inter, tu as un sérieux indice...)
Oui ça marche !
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